juin 2007
Le 23 juin paraissait un long article sur Pro Natura. Henri de Pazzis, le fondateur du leader européen des fruits et légumes biologiques était interviewé. Il a pu s'exprimer sur le nouveau Règlement européen et sur la formidable croissance de Pro Natura.
Téléchargement pronatura_la_libre_belgique_23_juin_2007.pdf
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Presque jumelles, Pro Natura et Bioprim ont grandi parallèlement, contribuant depuis plus de vingt ans, chacune à sa manière, au développement du marché des fruits et légumes biologiques en Europe. Situées au carrefour de grandes régions de productions maraîchères et fruitières, sur des plateformes logistiques de premier plan, nos deux entreprises ont bâti un projet au service des clients et des producteurs. C'est donc tout naturellement que nous avons choisi de nous rapprocher. Cette alliance va nous permettre de mutualiser nos compétences, nos sources d'approvisionnement et nos réseaux de distribution pour offrir plus de débouchés aux producteurs et apporter aux distributeurs et aux consommateurs des gammes plus larges. Plus forts grâce à notre complémentarité de gammes, d'origines et de métiers, nous serons encore plus réactifs pour répondre à l'exigence croissante de nos clients et renforcerons nos liens avec la production pour constituer un trait d'union dynamique entre les agriculteurs et les consommateurs. Grâce à l'intégration de Bioprim dans le groupe le 23 mai 2007, Pro Natura, qui compte 192 salariés basés sur l'ensemble de ses sites de commercialisation et de production en Provence, en Bretagne, en Belgique, au Maroc, au Togo et dans le Languedoc-Roussillon, devrait réaliser en 2007 un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros. Au sein de Pro Natura, Bioprim poursuivra le développement de ses filières de productions françaises et espagnoles et proposera à ses clients l'ensemble de la gamme Pro Natura. Les synergies et les opportunités liées à ce rapprochement renforceront notre capacité à donner à l'agriculture biologique, et aux valeurs d'écologie et de santé qu'elle porte, la place qui lui revient.
L'association Kokopelli s'est fixée pour mission de protéger la biodiversité, produire et distribuer les semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique. Mission totalement en phase avec les principes pionniers de l'agriculture biologique et avec nos valeurs.
Nous suivons donc avec intérêt et sympathie les démêlés judiciaires qui l'opposent aux pouvoirs publics pour « vente de semences non inscrites ». D'abord relaxé par le tribunal d'Alès en mars 2006, le président de l'association, Dominique Guillet a été condamné par la cour d'Appel de Nîmes, saisie par le Parquet, le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants) et la FNPSP (Fédération nationale des Industriels de la Semence).
Attachés à la question de la biodiversité, que nous considérons comme un enjeu majeur pour les années à venir, nous nous associons au président de Kokopelli et le soutenons dans son action. A ce titre, nous signons le Manifeste pour la Liberté des Semences de Vie, et soutenons Dominique Guillet, Président et Pierre Rabhi, Vice-président de Kokopelli.
Henri de Pazzis, président de Pro Natura
> le Manifeste pour la Liberté des Semences de Vie en ligne ?
Elie Dunand, ingénieur agronome expert en maraîchage biologique nous aide actuellement à développer une gamme de produits à partir de variétés très gustatives. Après avoir établi une liste de produits pouvant intéresser nos clients magasins spécialisés et forains, nous avons sélectionné un groupe de producteurs reconnus pour leurs compétences techniques et intéressés par cette démarche.
Elie Dunand les accompagnera pour construire l'itinéraire technique, maîtriser les coûts de production et définir les calendriers de mise en culture et de récolte. Parmi la cinquantaine de produits que nous avons retenus, nous avons choisi d'en mettre en place une douzaine dès cette année :
- Fraise Madame Mouteau
- Batavia rouge Grenobloise
- Betterave potagère Kestrel de chez Sakara
- Choux cabus Candisa de Sakara
- Courge Delica F1 Voltz
- Courge Uchiki Kuri Vitalis
- Courgette ronde de Nice
- Courgette longue de Nice
- Oignon tige Koshigaya de Sakata
- Métilon (fruit exotique de la famille concombre)
- Reine des glaces (laitue batavia iceberg)
- Pastèque sugar baby dolina sans pépins
Pour en savoir plus, contactez-nous !
La demande de variétés de pommes bio résistantes à la rouille et au mildiou a incité le distributeur Waitrose et la société Fruition à introduire et tester de nouvelles variétés au Royaume-Uni. Plus de 800 arbres seront plantés durant ce printemps chez 22 producteurs travaillant pour le groupe. Parmi les variétés testées, deux sont particulièrement attendues ; il s'agit de la variété française Juliet et de la variété belge Zari. Waitrose a déjà obtenu l'exclusivité de Zari. > Source : Freshinfo - 6 avril 2007.
83 % des lecteurs de Fresh Info ayant répondu à son sondage en ligne, pensent que l'industrie agro-alimentaire ne s'implique pas assez dans l'élimination des emballages superflus. Plusieurs lecteurs suggèrent de s'inspirer des bonnes pratiques adoptées dans d'autres pays : Ils citent l'Australie, où les consommateurs font leurs courses avec des sacs réutilisables, la Suisse, où la plupart des produits sont vendus en vrac : la forte taxation des sacs poubelles, que l'on se procure uniquement à la mairie, a incité les distributeurs à proposer du vrac. En Afrique du Sud, les sacs plastiques sont surtaxés. A Hong Kong, les supermarchés offrent un escompte aux clients qui apportent leur propre sac. > Source : Freshinfo - 14 avril 2007.
En Roumanie, les surfaces dédiées à l'agriculture bio représentaient près d'1% de la SAU, soit 160 00 hectares en 2006. Elles ont été multipliées par 10 en 6 ans et selon le président de la FNAE (National Federal of Ecological Agriculture), créée en 2000, ces surfaces pourraient atteindre 10 à 15% de la SAU dans une dizaine d'année. Les exploitations sont de petites tailles. > Source : Biofil - mars/avril 2007 - p 21.
La plus importante Université des Philippines, Benguet State University, va devenir organisme de certification pour les produits bio. L'Université intervient déjà dans le secteur de l'agrobiologie en proposant des formations, en mettant au point des technologies utiles à la transformation des produits et en intervenant pour le développement du marché bio... > Source : Biofach newsletter - 9 mars 2007
En lien... - Université de Benguet State, Philippines
L'Espagne prévoit d'investir 36 millions d'euros d'ici 2010 dans le développement de l'agriculture biologique. Le plan impulsé par le ministère de l'Agriculture implique plusieurs instances administratives et les professionnels du secteur bio.
Il fixe trois objectifs :
- le développement de la production bio
- l'accroissement de la consommation intérieure (actuellement 70% de la production bio est exportée) par les d'actions d'information et de marketing
- l'amélioration la coopération entre les institutions et les fonds de gestion.
> Source : Biofach newsletter - 9 mars > 2007
Le Conseil régional d'Aquitaine a augmenté son budget pour l'agriculture biologique de 40% dans le cadre du Contrat de Plan 2007-2013 ; il consacrera chaque année un million d'euros au développement de la filière bio, avec un engagement jusqu'en 2010. Les mesures mises en place concernent : - la relance du Comité régional Bio, - le soutien des projets mettant en relation l'amont et l'aval afin de la filière, - la prise en charge à 80% des frais de certification (avec un plafond de 500 euros annuels), - des chèques conseils (plafonnés à 1500 euros) pour permettre aux producteurs bio de faire appel à un prestataire pour des conseils techniques ou commerciaux.
Le Conseil Régional de Lorraine consacre pour sa part une enveloppe de 800 000 euros pour la période 2007-2010. Ses principaux objectifs sont le doublement du nombre de producteurs et des surfaces certifiées bio ainsi que la création d'une plate-forme logistique régionale, pour dynamiser la commercialisation des produits locaux sous la marque « Paysan Bio Lorrain ».
Quant à elle, la région Rhône-Alpes ambitionne de voir sa production bio doubler d'ici 2010. Elle apportera aux agriculteurs un appui technique et de conseil « conversion et post-conversion » ainsi qu'une aide à la certification les deux premières années (subvention plafonnée à 450 euros). Elle organisera la mise en place d'une filière bio et soutiendra la recherche, l'expérimentation et l'innovation dans ce secteur. > Sources : FLD magazine - avril 2007 - p 49 / ActuRégion n° 8 - avril 2007 > En lien - Le groupe de presse SIAC
Chers amis, Nous sommes heureux de vous livrer l'édition de mai juin 2007 de Pro Natura Magazine. - Pro Natura et Bioprim ont choisi de se rapprocher : depuis le 23 mai dernier, les deux entreprises n'en font qu'une. - Des variétés très gustatives : Pro Natura développe une gamme de produits à partir de variétés très gustatives. - Actualité de la bio : plus de consommateurs bio en Allemagne, le kiwi bio meilleur pour la santé, surfaces bio dans le monde. - Revue de presse : actions en faveur du bio en France et en Espagne, croissance des surfaces bio en Roumanie, emballage. Pour accéder à l'ensemble de nos articles, cliquer sur l'un d'eux ou afficher l'ensemble des articles du mois de juin... Bonne lecture et rendez-vous en juillet 2007 pour le prochain numéro.
Avec toutes les amitiés de l'équipe de Pro Natura.
L'Espagne prévoit d'investir 36 millions d'euros d'ici 2010 dans le développement de l'agriculture biologique. Le plan impulsé par le ministère de l'Agriculture implique plusieurs instances administratives et les professionnels du secteur bio. Il fixe trois objectifs : - le développement de la production bio - l'accroissement de la consommation intérieure (actuellement 70% de la production bio est exportée) par les d'actions d'information et de marketing - l'amélioration la coopération entre les institutions et les fonds de gestion.
> Source : Biofach newsletter – 9 mars 2007
La plus importante Université des Philippines, Benguet State University, va devenir organisme de certification pour les produits bio. L'Université intervient déjà dans le secteur de l'agrobiologie en proposant des formations, en mettant au point des technologies utiles à la transformation des produits et en intervenant pour le développement du marché bio.
Biofach newsletter – 9 mars 2007.
Un sondage, mené fin 2006 en Allemagne, confirme la progression du nombre de consommateurs bio : le pourcentage de consommateurs allemands qui achètent des produits bio de façon occasionnelle est passé de 88% en 2005 à 91% en 2006.
66% des personnes interrogées pensent qu'il est normal que les aliments bio soient plus chers contre 10% pour qui le surcoût n'est pas justifié.
- Biofach newsletter – 9 mars 2007.
L’association de consommateurs UFC-Que Choisir se fait l'écho de quatre études, dont celle menée par l’Université californienne sur les kiwis. Toutes ces études confirment la supériorité nutritionnelle des aliments bio par rapport à ceux du conventionnel. L’association souligne que les chercheurs français insistent sur le fait que c'est « l’absence de course aux rendements et l’utilisation parcimonieuse des intrants (engrais, produits de traitement…) qui font la différence », et qu’ils mettent en gardent les agriculteurs bio dont les techniques de production, dans un souci de productivité, tendent à se rapprocher de celles de l’agriculture conventionnelle.
" Des chercheurs de l'université de Californie ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison.
Les kiwis de l'agri¬culture biologique sont meilleurs pour la santé que ceux cultivés avec des engrais chimiques et des pesticides. L'étude rapportée aujourd'hui dans le magazine Chemistry & Industry se présente comme la plus fouillée sur cette question, qui divise encore le monde agricole et les consommateurs.
Les chercheurs de l'université de Californie (Davis) ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison, mais selon les deux pratiques différentes.
Résultat, les kiwis bio contiennent plus de polyphénols (des composés organiques qui peuvent contribuer à diminuer la formation de radicaux libres), plus de vita¬mine C et plus de minéraux.
Les différences constatées seraient dues au fait que les kiwis non protégés par les pesticides développent plus des mécanismes de défense que leurs congénères chimiques. Ils sont aussi plus stressés, ce qui les amène à fabriquer plus d'antioxydants."
> Les bienfaits de l'agriculture biologique, Y.M., Le Figaro, 26 mars 2007
Le maïs transgénique Mon 863, modifié pour produire un insecticide, autorisé en Europe pour l’alimentation animale et humaine, pourrait présenter de sérieux risques pour la santé humaine. Une contre-expertise des données de Monsanto, par le CRII-GEN (Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le Génie génétique) révèle que des rats nourris pendant 90 jours avec 33 % de maïs Mon 863 développent des anomalies significatives dans la composition du sang subissent des effets toxiques sur le foie et les reins.
En conclusion, le CRII-GEN estime, qu'en raison des risques, la commercialisation du maïs MON 863 devrait être interdite. La Commission européenne a pour sa part demandé à l'EFSA (European Food Safety Authority) d'examiner les travaux du CRIIGEN et de rendre un avis sur l'innocuité du maïs MON 863.
> Source : l'EFSA (European Food Safety Authority)
En 2006, les surfaces cultivées selon le mode biologique couvraient près de 31 millions d'hectares. L'Océanie présente toujours la part la plus importante des surfaces en bio, grâce à l'Australie qui compte à elle seule 11,8 millions d'hectares bio. L'Australie est suivie par l'Argentine (3,1 millions d'hectares) puis la Chine (2,3 millions). Il faut aussi souligner la forte croissance des surfaces certifiées aux Etats-Unis (plus 400 000 hectares), en Italie (plus 110 000 hectares) et en Pologne (plus 85 000 hectares).
En Europe, les deux tiers des 6,5 millions surfaces agricoles bio sont situées dans 6 Etats membres :
Pays |
Surfaces bio (ha) |
Part de la SAU
(surface agricole utile) |
Italie |
1 067 102 |
8,4% |
Espagne |
807 570 |
3,2 % |
Allemagne |
807 406 |
4,7% |
Royaume-Uni |
619 852 |
3,9% |
France |
560 838 |
2,0% |
Autriche |
360 972 |
14,2% |
Le marché mondial des produits bio a atteint 25,5 milliards d'euros en 2005 et est estimé à plus de 30 milliards d'euros pour 2006.
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